Le 11 novembre dernier, lors des commémorations de l’armistice de 1918, le maire de Villes-lès-Nancy, rompant avec le protocole, avait cru bon de lancer une diatribe sur la réforme des retraites.
Si j’ai choisi de réagir, à l’époque, à ces propos, ça n’est nullement parce qu’ils attaquaient la politique gouvernementale : ce droit est reconnu dans notre pays à tout citoyen, le maire de Villers y compris.
En revanche, détourner une manifestation du souvenir, qui rassemble toutes les familles de pensée autour de ceux qui nous permettent aujourd’hui de vivre en paix et en liberté, est un précédent inadmissible, et j’ai tenu à le dénoncer.
Le maire de Villers-lès-Nancy semble vouloir récidiver lors des manifestations de la Libération de Nancy et le fait savoir.
Si on commence à procéder de cette façon, qu’adviendra-t-il des manifestations patriotiques si demain l’un vient pour protester pour les retraites, l’autre contre le tabagisme, un troisième contre les expérimentations animales ou un quatrième pour l’euthanasie ?
C’est précisément parce que ce que nous commémorons dépasse nos zizanies de gaulois que l’événement est fort, et unanime. Et il ne me semble pas que la priorité du CNR ait été de dire comment compter les trimestres de cotisation pour sa retraite.
Je serai donc, moi aussi, ce samedi au monument de la Libération, mais pour honorer nos morts. Et seulement pour cela. Et je garderai pour moi mes opinions politiques, ou philosophiques.